Hey!!

Hey!!
Salut les gens!

Je me présente.
Maïlis, jeune écrivaine [et inexpérimentée] de son état.
...
Aie, aie, aie...
Je sais pas quoi dire. ^^

Ah si! Ce blog est un déménagement, en réalité! Pour pas raconter ma vie, sur over-blog où j'étais avant, les commentaires ne fonctionnaient pas (pas ma fauuute...) et du coup, je me suis dis que c'était très con...wooups, pardon.

Sa commence bien, hein? =P

23 Juin 2007- 17 Février 2008

# Posté le dimanche 17 février 2008 08:09

Modifié le mercredi 20 février 2008 10:53

Prologue

2 Novembre 2003.
Hôpital St Martin.
23:59.

Un cri retentit, déchirant les ténèbres. Puis de nouveau, le silence total. Quelques secondes plus tard, les sanglots d'un nouveau né accompagnent un rire glacial, dépourvu de joie. Soudain, l'obscurité n'est plus. Les lumières des chambres s'allument, l'hôpital se réveille. Un homme s'enfuit dans la nuit, un paquet dans les bras. Un rayon de lune accroche sur sa joue une larme unique, qui roule et tombe sur les couvertures enroulées qu'il serre étroitement contre lui.
Il courre aussi vite que ses jambres fatiguées le lui permettent, ne prettant aucune attention aux branches qui lui lacère le visage. Enfin, il parvient à la cloture qui ferme le parc de l'hôpital. Le grillage est coupé en bas, créant une ouverture assez grande pour le laisser sortir. Il se faufile tant bien que mal, serrant toujours le petit paquet contre lui. De l'autre côté, il se relève difficilement, et vérifie avec prudence que personne n'arrive. Après une hésitation, il s'engage dans une ruelle, et s'enfonce dans la ville.


3 Novembre 2003.
Petit apartement de centre ville, cinquième étage.
01:27.

Trois coups puissants retentissent contre la porte. Une vieille dame se lève vivement, ferme le livre dans lequel elle était plongée. Elle prend la bougie et va ouvrir la porte.
L'homme entre, le petit paquet dans les bras.
"C'est arrivé, dit-il. Ce qu'on craignait vient de se produire."
La vieille femme plaque sa main contre sa bouche, horrifiée.
"Et...Et le bébé? demande-t-elle d'une voix cassée.
- Elle va bien."
L'homme entrouvre les couvertures, et laisse aparaître à la lumière le visage angélique d'un bébé. Il tend la main vers l'homme en ouvrant la bouche.
"Chhhut...fait la vieille femme en caressant la petite main. Elle?
- Délia."
Au bout d'un moment, l'homme s'arrache à la contemplation de l'enfant, et déclare:
"Je dois partir. Le danger est trop grand pour que je l'emmène avec moi. Elle doit ignorer que je suis en vie. J'ignore ce que l'avenir me réserve, je ne veux pas prendre le risque de la perdre. Quitte cette ville, installe-toi loin, très loin d'ici. Eloïse avait rédigé son testament, et je sais qu'il y en a une grande partie pour toi. Sers-toi en pour t'acheter une maison, et occupe toi bien de ma fille."
La vieille femme acquiesce d'un hochement de tête, et prend l'enfant dans ses bras. Celle-ci s'endort, paisible, pendant que l'homme l'embrasse tendrement.
"Adieu, Délia. Adieu, Hélènne. Adieu..."


23 Juin 2007

# Posté le dimanche 17 février 2008 08:14

Modifié le mardi 19 février 2008 05:25

1-...

Moscou, Russie.
Fax à l'adresse de Andreï Viktor Drovka.
05:43.

Opération E05.
Succès mitigé.
-Cible n°1 exécutée.
-Cible n°2 échappé. Retrouvé sa trace: près de la frontière franco-allemande. Equipe envoyée à ses trousses, dirigée par Yakov.
-Bébé évaporé, reste introuvable. Ievgueni sur le coup.
Rejoins équipe A-01. Pas de possibilité de communiquer, transmet infos Stanislav, te fera parvenir.

Andreï Viktor Drovka baisse la feuille qu'il tient dans la main et reste un moment pensif. Puis il la froisse d'un geste rageur. C'est un homme d'une cinquantaine d'année, bien bâti. Ses cheveux, autrefois noirs de jais, grisonnent au niveau des tempes. Vêtu d'un costume flambant neuf sur mesure, il se lève du canapé de cuir dans lequel son domestique était venu le déranger pour lui remettre cette...nouvelle. Il se dirige a grands pas vers une étagère, en sort une bouteille de scotch. Il remplit un verre à moitié, l'avale d'un trait puis s'en ressert un deuxième. Il se rend à la fenêtre qui donne sur un gigantesque jardin, et reste planté là, le regard perdu dans le vide, légèrement hagard. De nouveau, il vide son verre, puis d'un mouvement de colère, l'envoi se fracasser contre le mur.
"Dimitri! hurle-t-il."
Immédiatement, le domestique se présente, droit comme un piquet.
"Nettoie-moi ça, et rapidement. Et préviens ma secrétaire que j'annule tout mes rendez-vous de la semaine. Aprête un avion, pour demain matin, première heure. Je pars."


24 Juin 2007

# Posté le dimanche 17 février 2008 08:19

Modifié le mardi 19 février 2008 05:26

Info

Yeah tout le monde...
J'ai un petit communiqué à faire passer:

Si vous avez envie de certaines histoires (amour, aventure, réaliste, fantastique...) avec certains personnages (filles, garçons...) dôté eux-mêmes de certains noms ( à vous de voir....) et certains évènements (pas de politique s'il-vous-plait, on est là pour rêver...!)

Pour le début de ce blog...je vais faire un break avec cette histoire, si vous voulez la suite, dites-le, je verrais où j'en suis ! :)

voilà...Bonne visite à tous!

29 Juin 2007


Info

# Posté le dimanche 17 février 2008 08:21

Modifié le mardi 19 février 2008 05:28

Et si tu n'existais pas...

Et si tu n'existais pas...
Je suis allongée dans l'herbe, les bras croisés sous la nuque. Le soleil brille haut dans le ciel, comme toujours. Il n'a pas bougé depuis que je suis là. Hier, il tenait toujours la même place. Demain, il la tiendra toujours. Une brise tranquille agite des mèches folles sur mon front.
Je suis allongée dans l'herbe, dans l'étendue verte que rien ne trouble. Rien, pas un arbre. Pas un oiseau. Pas une fourmi, ni une coccinelle. Rien. Juste moi, le vent, le soleil, et l'herbe.

Pourtant aujourd'hui je sens que quelque chose ne va pas. Ce n'est pas normal. Le vent souffle à peine plus fort qu'hier. Le soleil semble briller de plus belle. L'herbe bruisse sous la caresse de l'air. Je ferme les yeux doucement, et gonfle mes poumons de l'air frais et, une fois n'est pas coutume, humide. J'entrouvre un oeil et une ombre passe devant mon visage.
Surprise, je me relève en sursaut. Deux petites ailes bleues battent furieusement dans le vide. Deux petites antennes me fixent en bougeant légèrement. Perplexe, je fixe ce petit bout de vie sans comprendre. Puis un mot se fraie un chemin vers mon cerveau. D'abord hésitant, puis comme une certitude.
J'ouvre ma bouche trop longtemps restée fermée. Ma voix me parait lointaine, comme un murmure.
- Papillon...
L'insecte se pose un moment sur mon genoux et agite ses ailes. Puis il prend son envol, fait deux trois fois le tour le ma tête, puis s'éloigne. Il slalome entre les brins d'herbe, suivant une trajectoire plus qu'incertaine. Emerveillée, je me lève et cours après cette minuscule bébête. Je ne m'arrête qu'en arrivant au bout de ce que je connais.
L'herbe s'arrête net à mes pieds. Tout le reste n'est que brouillard. Le Papillon se stabilise au dessus du brouillard, s'arrête un moment, comme pour m'inciter à avancer. Puis il disparaît dans les limbes.


Sans réfléchir, je me précipite à sa suite. Je traverse le brouillard comme s'il n'existait pas. Je crois un moment que ma fin est proche, dans cet éternel univers. Mais mon pied rencontre immédiatement le sol. De l'herbe violette. Un arbre. Unique. Le soleil ici, se couche. Le ciel est inondé de lumière rouge-orangée.
Un petit éclair bleu attire mon oeil. Le Papillon revient vers moi, avant de m'entraîner de nouveau vers le confin de cette nouvelle terre.

Soudain, alors que j'arrive en trombe à la suite de mon petit espoir de rompre la monotonie, je me retrouve dans un univers sombre, dans aucune forme concrète...Ici, tout est flou, sans contour. Le paysage semble bouger sous le poids de mon regard. Un coup de tonnerre rententissant s'abat sur ma tête, suivit de près par un éclair éblouissant. Ce qui semble être une maison prend feu, à quelques mètres de moi. La pluie s'abat sur moi, et je me met à courir, serrant mon tee-shirt contre moi.
Mon petit éclair bleu me guide toujours, et rapidement, je quite cette endroit de cauchemar. Me voilà partie dans un monde où je retrouve des gens comme moi. Mon petit Papillon rejoint les fleurs qu'il a quittées et j'ouvre les yeux dans un endroit sombre. De nouveau, un mot me vient à l'esprit, doucement.
Puis, une certitude.
- Rêves...

8 Juillet 2007

# Posté le dimanche 17 février 2008 08:24

Modifié le mardi 19 février 2008 05:30